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Une histoire de pansement de rentrée

Par Marc TATILLON, notre Coach...

pansement

Quand les faits ne parviennent plus à convaincre, il reste l’émotion ! Cette affirmation pourrait définir ce qu’est le « storytelling » popularisé en 2007 par Christian Salmon dans son livre : "La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits".

Utile en cette époque de rentrée, très utilisée en management des entreprises, en vente, en marketing et en communication, cette technique est aussi très prisée des dirigeants politiques. Basée sur une narration construite sur le mode de nos contes pour enfants, elle nous relate une histoire. Nous aimons croire aux légendes et le plaisir que nous allons éprouver en écoutant un récit bien rédigé va générer trois bénéfices immédiats :

Capter notre attention,
Nous mettre d’accord sur un thème consensuel (par exemple, personne n’aime les méchants),
Nous mobiliser sur … un autre sujet.
Ces techniques ont l’avantage de détourner le consommateur, le salarié et le citoyen de problèmes plus difficiles à traiter, pour le focaliser sur le plan de son émotion.

Bien entendu, tout ceci est modélisé selon des schémas précis, mais pour en comprendre le principe, prenons un exemple simple : Nous avons tous un jour, raconté une histoire à un enfant qui venait de se faire mal. Nous l’avons constaté, les pleurs se sont rapidement arrêtés, l’intérêt de l’enfant pour notre histoire lui faisant oublier son genou écorché …

Pour nous, adultes, contribuables, électeurs, salariés, consommateurs … c’est pareil. La pub ne nous parle plus des produits qu’elle cherche à vendre, mais raconte une histoire. La répétition médiatique se focalise sur un ensemble d’évènements d’intérêt parfois limité dont on ne parlera plus demain, mais qui en s'enchainant, nous détourne opportunément des sujets embarrassants. Ainsi presque chaque jour, un nouveau récit chargé d’émotion est poussé à l’avant de l’actualité, où il sature notre information et nous mobilise sur des questions qui ne nous concernent pas toujours. Et tant pis si journalistes, politiques et managers, finissent par nous faire douter de leur sincérité …

Nous restons de grands enfants et notre goût pour les histoires (qu’elles soient drôles … ou pas), soigne aussi nos genoux, parfois un peu écorchés par la rentrée.

 

Le désespoir de l’Alternant

Par Marc TATILLON, notre Coach...

formation entretien recrutement

L’équation paraît pourtant simple : une entreprise embauche un jeune (ou un moins jeune), pour lui permettre de se former tout en étant rémunéré... c’est beau, sauf que ...

Les avantages pour l’entreprise sont bien minces : soit elle verse à son alternant un salaire minoré en dessous du SMIC si le jeune a moins de 26 ans, soit elle touche une prime Pôle Emploi de 2.000 à 4.000 € si le vieux (ou la vieille) a dépassé l’âge canonique de 26 ou 45 ans. Mais point d’allégement de charge sociales en vue, point de cadeau, sauf des broutilles fiscales et une prime au tutorat distribuée au compte-gouttes. Il n’y a pas de quoi sabrer le champagne chez le chef d’entreprise attentif.

Pire ... des Organismes de Formation et des CFA (Centre de Formation d’Apprentis), violemment malmenés par la « Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » choisissent obstinément de ne pas crever et tentent de survivre en attirant des alternants dans leurs salles de formations. Accessoirement ils le font avec de rutilants programmes pédagogiques mais le plus souvent, ils mettent en avant des promesses d’embauches. Mais de l’embauche il n’y en a souvent point, car nous l’avons dit : l’entreprise est avaricieuse en recrutements d’alternants.

Résumons la situation avec trois cris lancinants maintes fois entendus sur les salons de l’emploi et souvent relayés par les parents désespérés :

« Quand j’ai signé, l’Organisme de Formation m’a juré avoir des postes à pourvoir en entreprises, et puis ... rien. Des mensonges ! Ça fait des mois que je cherche et pendant ce temps, je ne suis pas payé ».

« Le CFA m’avait rassuré : nous avons des listes de demandes d’entreprises. Oui, mais sur leur liste, il y a 5 postes à pourvoir pour 400 élèves ».

« J’ai été "admise" à l’université ... je suis très contente mais maintenant, il faut que je trouve une entreprise ». Pov petite, c’est beau la fraîcheur !

Notons aussi cet employeur, consommateur d’alternants par vague de CDD de 12 mois qui ne déboucheront jamais sur aucun CDI. Personne n'est dupe. On fera alors bosser le plus possible dans l’entreprise le sus-recruté alternant, qui alternera de moins en moins. Tant pis pour la formation, on s’arrangera. A la guerre, on appelait ça de la chair à canon.

Alors, courage petit bonhomme alternant ! Tu n’as que 16 ans mais te voilà parti tout seul, droit dans tes Nike, pour rencontrer de grands patrons et te trouver ton job ...

Et les grands qui font ça n’ont pas honte ?

Nettoyons le Faron, édition 2019

Balade éco-citoyenne : Nettoyons le Faron, édition 2019.

Rejoigner l'évènement éco-citoyen créé par Neo Sphere pour les toulonnais !

Dimanche 19 Mai à 10h30.

Inscriptions ici.

NEO SPHERE vous invite à rejoindre son initiative : " Balade éco-citoyenne au Faron ", en partenariat avec la Mairie de Toulon, l'association Initiatives Océanes & le téléphérique de Toulon.

Tarifs réduits au téléphérique pour les participants.

faron2019

Université d'Hiver de la Formation Professionnelle : le grand vide.

Quand on est un organisme de formation et que l'on a participé cette année à l’événement informatif de l'année à Biarritz, il y a deux possibilités à l'issue : vous êtes fier de faire le constat que vous saviez déjà tout de la réforme, ainsi auto-satisfait de la veille professionnelle que vous menez. vous avez appris plein de choses, que vous étiez venu chercher, mais cela n'est guère flatteur quant à votre professionnalisme. Ainsi qu'il me l'a été demandé à plusieurs reprises, et pour tout ceux qui n'y étaient pas (pour plein de raisons, les premières étant le coût ainsi que le lieu inapproprié au plus grand nombre), voici une petite synthèse rapide.

Commençons par les points positifs : l'organisation est léchée, les lieux somptueux (ah, la vue sur les surfeurs, on se croirait en vacances, non ?), les pauses gourmandes (boissons chaudes, froides, du sucré, du salé, petits-fours, champagne...-on en a pour notre argent-, on reçoit des cadeaux (sac à dos, stylos, bloc-notes et autre guide du routard de l'alternance, etc...) et les intervenants ont fait des efforts vestimentaires louables.

Parlons maintenant du contenu : Le premier jour, forcément dans le grand théâtre de la Gare du Midi, une table ronde a permis le développement des points clés de la réforme, abordant ainsi de manière assez globale les différentes modalités, dispositifs et acteurs : le CPF et son application, les OPCO, le CPF de transition, les CFA, le PRO-A, le Plan de Développement des Compétences, les CEP, la Caisse des dépôts... la réforme quoi.

Ensuite, les choses ont vraiment débuté le second jour, sur les différents ateliers. Ainsi, le matin, de nombreuses tables rondes ont abordé de manière assez globale : le CPF et son application, les OPCO, le CPF de transition, les CFA, le PRO-A, le Plan de développement des compétences, les CEP, la Caisse des dépôts... L'après-midi du second jour, de nombreuses tables rondes ont abordé de manière assez globale : le CPF et son application, les OPCO, le CPF de transition, les CFA, le PRO-A, le Plan de développement des compétences, les CEP, la Caisse des dépôts...

Quant au dernier jour, juste avant le champagne collectif, nous avons eu droit à une synthèse, reprenant le CPF et son application, les OPCO, le CPF de transition, les CFA, le PRO-A, le Plan de développement des compétences, les CEP, la Caisse des dépôts...

Alors, j'imagine que certains ont noté des récurrences sur le contenu et pensent que c'est là que le bât blesse. Erreur, le problème, c'est le : "de manière globale". Ces trois jours n'ont été que répétitions, par des représentants politiques, partenaires sociaux et acteurs institutionnels bien choisis. Vous voulez un résumé ? "Il faut parler compétences, il faut de l'accompagnement, des compétences et de l'accompagnement, oui, il en faut, c'est important ! (et vous ai-je parlé des compétences et de l'accompagnement ? il en faut, oui).

Pour conclure, je m'adresse donc aux formatrices, formateurs et aux organismes de formation qui n'étaient pas présents : vous n'avez rien raté, sauf à ne pas faire votre métier convenablement. Rien sur la mise en oeuvre concrète. Cet événement ne s'adresse pas à vous ! Il s'agit d'un rassemblement de responsables RH de grands groupes et d'institutionnels de tous bords : l'État, les Régions, Pôle Emploi, syndicats, patronat, caisse des dépôts, OPCA, futurs CPIR... etc.

Les seuls OF qui ont été invités à s'exprimer sur leur vision représentaient très bien les OF de France : Openclasssrooms et une association (BGE) aidant les individuels à créer leur propre entreprise !! C'est leur vision des OF et c'est assez vexant je dois avouer...

En clôture, on nous encourage, en attendant certainement du concret qui va arriver, c'est sûr, à "continuer nos échanges de bonnes pratiques" et réfléchir à notre innovation pédagogique (vous savez, celle que nous proposons depuis plusieurs années et sur laquelle on nous disait "Non ! ça on ne finance pas !" et ben maintenant on nous dit : "si vous ne le faites pas, on ne financera pas ! "

Pour finir sur une note positive, au-delà du menu du restaurant La Goulue que je vous recommande, je dirai que cet événement a le mérite de faire cogiter de manière continue pendant trois jours sur les dispositifs et la place de notre offre à travers ceux-ci. Et tout de même, ce n'est pas rien au final.

"Merci pour ce moment".